{"id":438,"date":"2013-11-07T11:57:25","date_gmt":"2013-11-07T09:57:25","guid":{"rendered":"http:\/\/flamenco-geneve.ch\/?p=438"},"modified":"2015-10-11T20:44:03","modified_gmt":"2015-10-11T18:44:03","slug":"compagnie-antonio-sylvia-perujo-ojos-verdes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/flamenco-geneve.ch\/?p=438","title":{"rendered":"Cie Antonio &#038; Sylvia Perujo \u00ab\u00a0Ojos Verdes\u00a0\u00bb 7,8 novembre \u00e0 la Salle Centrale de la Madeleine, 20h30"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><em>La Cie Antonio et Sylvia Perujo rend hommage \u00e0 la Copla, ce genre musical mal compris et stigmatis\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de la Guerre civile. Rendant ses lettres de noblesse \u00e0 ces chansons qui ont inspir\u00e9s tant d&rsquo;artistes jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours, la Cie Antonio et Sylvia Perujo vous pr\u00e9sente la Copla.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.al-andalus.ch\/prochaines-evenements\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-439\" src=\"http:\/\/flamenco-geneve.ch\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/201311OjosVerdes_1_1-212x300.jpg\" alt=\"201311OjosVerdes_1_1\" width=\"212\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Repr\u00e9sentation du vendredi 8 novembre<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Le spectacle s&rsquo;ouvre avec avec tous ses participants sur la sc\u00e8ne sur le th\u00e8me d&rsquo;<em>Ojos Verdes<\/em> interpr\u00e9t\u00e9 par Mari Angeles Cuevas et Manuel Contreras debout face \u00e0 la pianiste-chanteuse assise. A l&rsquo;extr\u00eame oppos\u00e9, ils sont accompagn\u00e9s par la guitare d&rsquo;Ismael Heredia. Antonio et Sylvia, \u00e0 gauche sur la sc\u00e8ne, prennent la pose inanim\u00e9e que le chant va ramener \u00e0 la vie. On se croirait \u00e0 la fois dans un th\u00e9\u00e2tre du d\u00e9but du si\u00e8cle et dans une sc\u00e8ne de rue. Les danseurs s&rsquo;animent peu \u00e0 peu et quittent la sc\u00e8ne bras dessus, bras dessous, et ainsi laisser la place au couple de chanteurs d\u00e9sormais au centre de la sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Le premier solo dans\u00e9 est interpr\u00e9t\u00e9 par Antonio et accompagn\u00e9 au piano par Mari Angeles, sur la <em>zambra<\/em> d&rsquo;Enrique Granados. Antonio nous transporte ici par sa magie esth\u00e9tique et son go\u00fbt s\u00fbr pour la musique classique espagnole, avec une grande finesse dans les mouvements, son \u00e9coute attentive et son harmonie avec le piano qui donne \u00e0 son <em>zapateado<\/em> une ma\u00eetrise incontestable et une recherche du <em>soniquete<\/em> pour un accord juste avec la partition. On retiendra \u00e9galement son magnifique saut.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Manuel chante <em>La Salvaora<\/em> pour le solo de Sylvia. Une tr\u00e8s belle interpr\u00e9tation de la part de la danseuse qui est habit\u00e9e par le r\u00f4le. Elle occupe l&rsquo;espace d&rsquo;une telle sorte que les yeux ne peuvent se d\u00e9tacher de ses gracieux gestes et de sa ma\u00eetrise totalement naturelle du prolongement de son corps qu&rsquo;est la bata de cola, dans quelque mati\u00e8re ou quelque longueur qu&rsquo;elle soit.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Le guitariste Ismael Heredia a quant \u00e0 lui enflamm\u00e9 le public par sa virtuosit\u00e9 et son compas dont on ne se lassait pas et surtout dont on ne se privait pas de lui lancer des \u00ab\u00a0<em>ole<\/em> !\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Le public reste encore et toujours subjugu\u00e9 et impressionn\u00e9 par la ma\u00eetrise des <em>palillos<\/em> (castagnettes) d&rsquo;Antonio et Sylvia, se m\u00e9tamorphosant alors en de vrais musiciens en mouvement. Avec une structure globale comme d&rsquo;habitude de qualit\u00e9 et en <em>crescendo<\/em>, la Cie Antonio et Sylvia Perujo nous offre une deuxi\u00e8me partie de tonnerre. Avec <em>La Bien Paga<\/em>, et ce jusqu&rsquo;\u00e0 la fin du spectacle, on assiste \u00e0 un v\u00e9ritable voyage dans le temps gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e9tation des danseurs et surtout \u00e0 la robe de Sylvia et \u00e0 ses d\u00e9placements, son <em>braceo<\/em> et ses levers de jambe totalement authentiques o\u00f9 l&rsquo;esprit ne peut s&#8217;emp\u00eacher de repeindre toute la sc\u00e8ne en noir et blanc. Sylvia, abandonn\u00e9e \u00e0 son sort, finit seule et meurt au centre, telle une <em>Carmen<\/em> poignard\u00e9e par le couteau invisible d&rsquo;un hypoth\u00e9tique <em>Don Jos\u00e9<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Mari Angeles r\u00e9ussit ensuite le pari difficile de tenir le public genevois attentif lors de sa touchante interpr\u00e9tation de <em>Y Sin Embargo Te Quiero<\/em>, accompagn\u00e9 d&rsquo;Ismael. Puis, Manuel et Ismael d\u00e9butent ce qui devient une <em>Alegria del 40<\/em> rythm\u00e9e, entra\u00eenante, robe courte d&rsquo;une Sylvia radieuse telle une figurine de carte postale. Une alegria pleine de feintes et d&rsquo;humour qui a d\u00e9finitivement su conqu\u00e9rir son public. S&rsquo;ensuit la <em>Copleria<\/em>, un v\u00e9ritable mix de cinq <em>coplas<\/em> parfaitement articul\u00e9es o\u00f9 les danseurs alternent solos et duos, o\u00f9 le chant se fait \u00e0 la fois f\u00e9minin et masculin, o\u00f9 la guitare \u00e9pouse le piano. Une mention sp\u00e9ciale pour Sylvia qui interpr\u00e8te un couplet et le refrain de <em>Echale guinda al pavo<\/em> avec justesse et le charme de sa couleur de voix particuli\u00e8re. On se croirait dans le port de Malaga, <em>Tatuaje<\/em> \u00e0 l&rsquo;appui, et tout ce petit monde nous offre un tr\u00e8s joli tableau et un tr\u00e8s beau choeur avec <em>No me llames Dolores (llamame Lola !).\u00a0<\/em>Le spectacle s&rsquo;ach\u00e8ve tel qu&rsquo;il avait commenc\u00e9, avec le refrain d&rsquo;<em>Ojos Verdes<\/em>, les danseurs, cette fois-ci, restant sur sc\u00e8ne o\u00f9 le chapeau d&rsquo;Antonio vient offrir une intimit\u00e9 \u00e0 cette fin suivie de pr\u00e8s par la lumi\u00e8re cl\u00f4turante.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale et sans tenir compte de quelques soucis techniques plus flagrants le jeudi, Antonio (rest\u00e9 quelque peu discret \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un <em>caballero<\/em> pour mettre en lumi\u00e8re la danseuse et la <em>copla<\/em> comme imaginaire tr\u00e8s f\u00e9minin) et Sylvia ont su totalement convaincre avec le m\u00e9lange <em>flamenco-copla<\/em> de mani\u00e8re subtile, gr\u00e2ce \u00e0 leur collaboration avec des musiciens talentueux qui ont jou\u00e9 le jeu. La proposition \u00e9tait diff\u00e9rente de ce que nous avons l&rsquo;habitude de voir et \u00e7a fait du bien. Ma\u00eetrisant le compas en passant d&rsquo;une vitesse \u00e0 une autre et ayant pens\u00e9 une mise en sc\u00e8ne sobre mais totalement \u00e9vocatrice de <em>l&rsquo;espagnolisme<\/em> par les attitudes, les tenues, le respect et le r\u00e9pertoire choisi, je peux, sans plus de c\u00e9r\u00e9monie, dire qu&rsquo;ils m&rsquo;ont r\u00e9concili\u00e9 avec la <em>copla<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">RBK<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Cie Antonio et Sylvia Perujo rend hommage \u00e0 la Copla, ce genre musical mal compris et stigmatis\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de la Guerre civile. Rendant ses lettres de noblesse \u00e0 ces chansons qui ont inspir\u00e9s tant d&rsquo;artistes jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours, la Cie Antonio et Sylvia Perujo vous pr\u00e9sente la Copla. 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